Puerto Natales – Torres del Paine – El Calafate (Argentine)

Après un changement de rétroviseur, nous voila parti de Puerto Natales en fin d’après midi, direction le Torres del Paine. Un trajet par des routes secondaires, entre lacs, pampa et montagnes, avec en point de mire le parc national, qui se dévoile petit à petit. Le vent nous joue encore des tours, nous obligeant même à rester une journée sous la tente… Une dernière étape avec un vent terrible, pas loin des 100km/h, nous force à pousser le vélo sur certaines portions.

Enfin, le Torres del Paine s’impose devant nous, sommets ocres chapeautés d’un noir intense. Une discussion sur-naturelle entre Mad et la gardienne du parc :

  • « Bonjour, on voudrait visiter le Torres del Paine, est ce qu’il reste de la place dans les campings ? et l’on souhaiterais rentrer dans le parc très tôt le matin. Comment cela ce passe, doit-on acheter avant les billets ? « 
  • « Bonjour, non tous les campings sont complets. Et nous ouvrons seulement à 7h le matin, mais la route n’est pas fermée… »

Nous voila donc dans le parc dès 5h du matin, pour profiter pleinement des premières lumières du soleil sur ce Torres del Paine imposant.

Bien nous en a pris, les premières lueurs du jour sont magiques, éclairant les sommets de nuances de rose puis de jaune comme le soleil perce timidement entre les nuages. Bref moment d’admiration, le soleil disparaît d’un coup derrière un plafond nuageux menaçant. Et cela ne va pas en s’améliorant. La fin de la route se fera sous une pluie continue, dans le froid, et sans pouvoir profiter de la beauté des lieux. Même pas le temps de fêter le passage des 1000 km. Revers de la médaille, à croire que les parcs nationaux nous en veulent?

Pour couronner cette journée qui est probablement la plus dure qu’on ai eu depuis le début, en cherchant un endroit pour dormir, un chemin de terre s’est délesté d’une bonne partie de sa boue collante sur nos montures. La mécanique souffre, on est trempé, gelé, fatigué… La journée se finira à planter la tente au bord d’un lac, dans du sable mouillé. Au point où on en est… Au lit sans manger, directement à se réchauffer dans les sacs de couchage. Point positif, le matériel est toujours étanche. C’est déjà ça !

On émerge au soleil, la boue a séché sur les vélos. Nettoyage rapide dans un premier temps, quelques averses sporadiques mettent encore nos nerfs à l’épreuve. On finira de nettoyer les vélos directement dans une marre. Et on se retrouve de nouveau à pédaler face au vent, mais au moins sous le soleil. Petit coup de chance, on finira notre journée dans une cabane de berger, abri très efficace contre le vent. Nettoyage et graissage complet des vélos, séchage des vêtements, repos bien mérité.

Poursuite de l’aventure en Argentine, un passage de frontière rapide, et on trouve la route 40 qui va nous conduire jusqu’à El Calafate. Vent dans le dos, quel plaisir de rouler enfin à des vitesses correctes sans forcer! On se laisse pousser au milieu des steppes, horizon s’étirant à l’infini. Accalmie de courte durée une fois encore, et c’est avec un vent de travers puissant, sous la menace de nuages sombres, que nous entamons les 100 derniers km qui nous séparent encore de El Calafate. A peine 20km avalés, dont les 5 derniers à pied, et nous voila caché derrière un batiment AGVP, les services techniques, au bord de la route. Impossible de continuer avec ce vent, encore une fois. Moment de doute, on ne sait pas quoi faire. Impossible de dormir là, le sol caillouteux et le peu d’abris nous privent de la moindre possibilité de camping.

Ce sera finalement en stop que nous finirons le trajet, gentiment convoyé par une dépanneuse. Les vélos chargés tant bien que mal sur le plateau, déjà bien encombré par une voiture. Les sacoches de Madeleine finiront d’ailleurs dans le coffre de celle-ci. On savoure ces derniers kilomètres avalés contre le vent grâce à José.

La suite nous tend les bras, Perito Moreno, un gros glacier qui dégouline dans un lac, et El Chalten ensuite, quelques 200km plus au nord. Mais avant, repos tant convoité depuis quelques jours, on a besoin de recharger les batteries avant de repartir.

 

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5 réflexions sur “Puerto Natales – Torres del Paine – El Calafate (Argentine)

  1. salut les loulous !!!
    c’est magnifique !
    Jé’, ta plume m’impressionne ;)…. c’est un plaisir de te lire
    je vous souhaite des jours plus calmes, soleil et chaleur pour pouvoir en profiter à fond !
    gros bisous, bon repos et courage

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  2. Ca me plais bien votre histoire ! Par contre ne pas s’arrêter à Torres del Paine pour faire de l’alpi ça me déprime…
    En tous cas, m’est avis que vous kiffez bien votre life !! bisous les loulous.

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